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Lundi 12 mai 2008
Par E.Mustafa - Publié dans : Virtualisation
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Mardi 18 mars 2008
Microsoft considère que le prix est un élément de différentiation sur le marché de la virtualisation. C'est ce qu'a indiqué Barbara Gordon, vice-présidente de l'éditeur pour les ventes aux entreprises sur la zone EMEA, lors d'une interview accordée à notre confrère CIO UK, à l'occasion de la conférence European CIO Summit récemment organisée par l'éditeur. Une pique destinée à VMWare (et à ses tarifs confortables), qui réplique que là n'est pas le problème.

« Je constate que les utilisateurs cherchent à réduire leurs coûts et que la virtualisation constitue une approche crédible, juge Barbara Gordon. Mais on peut aussi se demander si elle fournit aujourd'hui une option financièrement intéressante et si elle justifie l'investissement qu'elle implique. »

L'hyperviseur de Microsoft sera là dans quelques mois

Et Barbara Gordon d'estimer que les solutions actuellement proposées (sous-entendu par VMWare) sont vraiment chères. « Microsoft peut apporter de la valeur à ce marché », assène-t-elle. Interrogée sur le nombre de versions que proposera Hyper V, la vice-présidente a précisé que l'approche sera de proposer des solutions qui s'adapteront à l'environnement. « Nous aurons une offre très large. »

L'éditeur de Redmond a livré en décembre dernier la version bêta de son hyperviseur Hyper V. La disponibilité définitive de l'offre interviendra dans le courant de cette année, mais probablement pas avant six mois. Microsoft a d'ailleurs essuyé des critiques sur l'absence d'Hyper V dans son offre Windows Server 2008 lancée en février. On s'attend à ce que l'arrivée d'Hyper V ait principalement un impact sur le coût des licences et du support. 
L'offre sera commercialisée à la fois sous la forme d'un produit indépendant et dans une version intégrée aux différentes éditions de Windows Server 2008.

VMware devra ajuster sa tarification, selon Gartner

Pour le cabinet d'études Gartner, le chef de file de la virtualisation, VMware, a opéré sur ce marché sans rencontrer de concurrents pendant six ans. « Nous prévoyons que Microsoft s'octroie une part de marché très significative dans les entreprises de taille moyenne, puisque VMware est déjà très implanté dans les grandes entreprises. La concurrence est une bonne chose et l'arrivée de Microsoft va forcer VMware à ajuster sa tarification pour rester compétitif. »

Interrogé sur ces assertions par CIO, Martin Niemer, responsable marketing senior chez VMware, ne voit aucun signe qui permettrait de penser « que les clients ne comprennent pas les enjeux de la virtualisation ». Pour lui, même si l'hyperviseur était fourni gratuitement, ce qui, rappelle-t-il « ne sera pas le cas de Microsoft Hyper V », le problème réside dans le nombre de machines virtuelles qu'il est possible de faire tourner sur un même serveur.

« Si vous ne pouvez pas en faire fonctionner autant que vous voulez et que cela vous oblige à installer deux serveurs, indique Martin Niemer, cela multiplie votre coût par deux. C'est là que se situera la décision et cela dépend de ce que veulent faire les utilisateurs. » Il juge que l'intérêt de VMware est d'offrir une palette de solutions répondant à différentes situations.

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Par E.Mustafa - Publié dans : Virtualisation
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Dimanche 16 mars 2008

En 2008, la consolidation de serveurs sera la priorité numéro un de nombreux services informatiques. Dans une enquête récente menée par Gartner Group, 61 % des entreprises sondées étaient en train de réduire le nombre de leurs serveurs et 28 % prévoyaient de le faire dans un avenir proche.

 

L'historique de la consolidation est intéressant. La vie frappe souvent par son ironie et ce nouvel intérêt pour la centralisation en est certainement l'illustration. En commençant par les machines de série 1400 chez IBM dans les années 60, les principales topologies de réseau informatique étaient centralisées. En 1977, quand Datapoint a lancé le micro-ordinateur, il a doublé son concurrent ARC (Attached Resource Computer) et fait émerger un nouveau paradigme informatique. Sur le papier, ce nouveau modèle informatique décentralisé permettait aux entreprises d'optimiser leurs investissements en matériels et  logiciels en ajoutant simplement les ressources nécessaires à leur système existant. Par rapport à la mise au rebut d'un ordinateur central ou d'un micro-ordinateur raisonnablement en bon état mais limité en capacité, l'ajout de mémoire ou de disque se révélait une solution techniquement et économiquement intéressante.  

 

Des extensions de serveurs anarchiques

 

Avec le temps, la décentralisation de serveurs s'est transformée en des extensions de serveurs anarchiques. Le matériel informatique sous-exploité pollue l'espace de l'entreprise comme le mercure qui s'écoule d'un thermomètre cassé et un nombre important de techniciens est devenu nécessaire pour maintenir tous ces systèmes. L'érosion du profit de l'entreprise provient aussi des licences logicielles sous-utilisées ou non utilisées. Certains services ont eux-mêmes sélectionné et mis en oeuvre leur propre logiciel puis appelé ultérieurement le service informatique afin de résoudre les problèmes. Ces facteurs et d'autres encore ont enfoncé le clou en faveur de la centralisation. 

 

Les entreprises se battent désormais pour atteindre des dépenses minimales et être écologiques tout en retirant un maximum de valeur de leurs investissements en technologie, en main-d'oeuvre et en énergie. La réduction du nombre de serveurs et la consolidation de la charge de travail sur moins de systèmes devient rapidement la priorité pour de nombreuses entreprises. La virtualisation est l'élément clé du mouvement de consolidation et la gamme de serveurs System i d'IBM devrait y contribuer pendant les prochaines années. Les partitions logiques (LPARS) ont été introduites dans l'environnement System il y a dix ans, soit bien avant le mouvement de partition actuel. LPARS prend entièrement en charge le partitionnement logique dynamique (virtualisation) et la capacité de diviser un seul processeur en plusieurs partitions, rendant possible l'existence de plusieurs images i5/OS, Linux et AIX sur un serveur System i. Les nouvelles options BladeCenter étendent la prise en charge encore plus loin pour Windows XP et Vista. Avantage : un environnement d'applications entièrement intégré.

 

Un travail de grande haleine

 

La transition vers un environnement centralisé qui prend en charge des machines virtuelles est un travail de grande haleine. Il nécessite l'indisponibilité des systèmes pendant plusieurs heures dans les meilleurs cas, ou plusieurs jours dans les cas les plus complexes. Quand l'ensemble de votre entreprise fonctionne sur un ou deux systèmes, une panne matérielle, logicielle ou de réseau entraînant un temps d'arrêt a un impact très important sur votre activité ! Dans des topologies distribuées, un seul système en échec parmi plusieurs a certainement des conséquences mais il aura un impact limité au secteur de l'entreprise qu'il dessert.

 

Pour bénéficier de la consolidation de serveurs et minimiser l'impact d'un temps d'arrêt - qu'il soit planifié ou non - les entreprises peuvent déployer une solution de haute disponibilité pour protéger leurs actifs matériels et logiciels. Contrairement aux enregistrements sur bandes ou aux systèmes de sauvegarde à distance, la reprise d'activité est presque immédiate dans les cas où la haute disponibilité est déployée. Un argument à prendre en compte dans les situations où un accès au système d'information de l'entreprise est nécessaire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ou quand il s'agit d'un site internet de e-commerce. Autre avantage : les serveurs retirés à l'occasion de la consolidation peuvent être utilisés comme serveurs de sauvegarde, de haute disponibilité ou pour la reprise sur sinistre.

 

Des temps de réponse acceptables

 

Une configuration de haute disponibilité permet aussi la mise en place d'un environnement informatisé consolidé sans interrompre l'activité de l'entreprise en passant les utilisateurs du système de production principal vers celui de secours. La disponibilité de l'application est maintenue au cours du processus de reconfiguration, à l'exception d'un intervalle d'à peu près 20 à 40 minutes qui peut être programmé pendant le week-end ou un jour de vacances. Encore plus de valeur peut être obtenue de l'outil de haute disponibilité car il peut être utilisé dans le processus de consolidation en tant qu'agent de transfert de données, répliquant les données provenant de serveurs multiples distribués vers le point de consolidation. A l'inverse, les bandes ou cassettes qui étaient habituellement utilisées pour mener à bien cette étape critique peuvent être défaillantes pendant le processus de restauration en raison d'une usure normale, d'un endommagement accidentel ou de problèmes environnementaux.

 

Enfin, la gestion de la charge de travail est une facette clé pour maintenir des temps de réponse acceptables dans un environnement informatisé consolidé. Quand le travail de huit serveurs est pris en charge par un ou deux serveurs, par exemple, les temps de réponse acceptables peuvent être difficiles à respecter. Et si le serveur est accessible à un grand nombre d'utilisateurs par le web, la demande peut être imprévisible. Les fonctionnalités d'équilibre de charge automatique sont disponibles dans certaines solutions de haute disponibilité. Alors que l'équilibrage de la charge est assez simple dans les cas où les utilisateurs ont un accès en lecture seule, les serveurs en lecture/écriture sont plus compliqués à maintenir en raison des problèmes de contention. Les outils de haute disponibilité peuvent être bien adaptés à une synchronisation positive entre des serveurs primaire et de sauvegarde et passer outre ces problèmes.

 

Une solution de haute disponibilité nécessitera des investissements supplémentaires, mais les bénéfices de son utilisation en conjonction avec la consolidation/virtualisation peuvent être facilement justifiés par le fait de fournir un chemin de transition simplifié et des temps de reprise considérablement raccourcis.


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Par E.Mustafa - Publié dans : Virtualisation
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Jeudi 13 mars 2008
Des châssis de lames destinés à remplacer des PC, telle est l'idée initiée par ClearCube et reprise par HP. Les avantages sur les PC classiques sont réels mais le concept supporte mal la comparaison avec la virtualisation.

 

Sur le principe des serveurs lames, on a vu apparaître chez le précurseur ClearCube puis chez HP, des châssis de PC lames destinés à centraliser l'infrastructure des postes de travail, chaque lame étant alors dédiée à un utilisateur. Ces produits se distinguent tout d'abord des serveurs lames par un plus grand nombre d'emplacements. Le HP BladeSystem PC, dont le format est de 3U, reçoit ainsi jusqu'à vingt lames.
 
Chez ClearCube, le châssis est un peu plus grand (4U) et n'accueille que dix lames mais la densité reste supérieure à celle des châssis orientés serveurs, deux à trois fois plus imposants. L'autre différence se situe au niveau des lames elles-mêmes dont le processeur est généralement de type PC - AMD Athlon 64 chez HP, Intel Core 2 Duo chez ClearCube - même si les deux constructeurs proposent également des produits basés sur des Intel Xeon. Ces lames incluent en outre une carte graphique Nvidia ou un puissant chipset ATI.
 
Le même coût qu'un PC classique
 
Mais le châssis et les lames ne suffisent pas. Il faut ajouter un client léger pour rendre accessible aux utilisateurs ce poste de travail centralisé. Au final, le coût total est du même ordre que celui d'un PC classique. Tandis que les avantages se mesurent en termes de sécurité, de disponibilité ou de maintenance matérielle. ClearCube s'appuie ainsi sur une étude IDC qui montre que, dans les entreprises ayant adopté sa solution, le taux de disponibilité atteint 99,7 % alors qu'il était de 98,8 % avec des PC classiques.
 
Mais la comparaison n'a pas été faite avec les infrastructures qui centralisent le poste de travail en le virtualisant sous VMware. Ces solutions permettent une mutualisation des ressources bien plus importante puisque aucune n'est physiquement dédiée à un utilisateur. "Les PC lames s'adressent à des utilisateurs ayant un besoin important de puissance, il leur faut justement des ressources dédiées", rétorque Antoine Magnan (photo), chef de produits PC professionnels chez HP.
 
La virtualisation mieux armée
 
Selon Chrystel Daverdin (photo), consultant chez Kappa, l'argument ne tient pourtant pas : "il est tout à fait possible, sous VMware, de dédier de la mémoire et de la puissance de traitement, voire un processeur entier, à un PC virtuel. La mutualisation est poussée très loin puisque l'infrastructure VMware déjà déployée pour les serveurs peut être exploitée afin de virtualiser des PC. Avec des lames, la mutualisation se limite au contraire aux seuls postes de travail, qui plus est, à leur alimentation et à leur ventilation". Autre défaut avancé : l'entreprise est enfermée dans une solution propriétaire puisqu'il n'est pas possible de mixer des châssis et des lames d'origines différentes.
 
Quant à l'argument de la sécurité et de la disponibilité, la lame fait effectivement mieux que le PC classique, notamment en profitant de l'environnement protégé d'une salle informatique et en permettant le redémarrage sur une autre lame en cas d'incident. Mais là encore, la virtualisation prend une longueur d'avance, par exemple en assurant le redémarrage d'un PC virtuel sur un système éventuellement distant. Finalement, hormis quelques niches comme les postes de travail d'ingénieurs ou de traders, on voit mal comment le PC lame pourrait percer.

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Par E.Mustafa - Publié dans : Virtualisation
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Vendredi 7 mars 2008
Bull propose une configuration prête à l'emploi de deux serveurs reliés à un sous-système de stockage avec ESX 3.5 de VMware pré-installé. Baptisées Novascale VMBox, ces solutions promettent un moindre effort d'intégration.

Bull aborde de façon originale la virtualisation en proposant des configurations prêtes à l'emploi, réunissant deux serveurs préinstallés avec l'hyperviseur ESX 3.5 de VMware et un sous-système de stockage partagé.

Ce dernier détail permet à Bull de qualifier de cluster ses Novascale VMBox. Ces configurations s'adressent à toutes les entreprises en quête d'optimisation de leur centre informatique. Elles auraient déjà convaincu des CHU (centres hospitaliers universitaires) et des collectivités locales, entités traditionnellement clientes de Bull.

Réaliser la migration
Dans un souci de continuité, Bull a fait le choix de serveurs en rack 2U et non de serveurs-lames. Philippe Thibult, responsable marketing produit de la ligne des serveurs Novascale, souligne la démarche d'intégration. Sous une même enseigne, on trouve des systèmes entièrement préconfigurés, une capacité d'audit "indispensable avant de lancer un projet de virtualisation", précise Philippe Thibult et les compétences pour réaliser la migration.

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Par E.Mustafa - Publié dans : Virtualisation
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